Bon alors au début, en bonne française bien franchouillarde, la réaction est: "ici ce sera nul! rien de mieux que la France pour les études, c'est bien connu!!!"

Pas vraiment belle comme introduction mais si réaliste.

Le français à l'étranger a largement tendance à penser que la France est le mieux pour un certain nombre de chose et entre autre l'école. Il est vrai que la première fois que j'ai mis les pieds dans l'école élémentaire de mes enfants, j'ai eu l'impression de faire un bond en arrière de 30 ans dans le passé... C'est surement du au fait que je ne vis pas dans une grande métropole et d'ailleurs, en France c'est à la mode les petites écoles de campagne, non?Mouaih! Ils ont vu la notre!

Bref je suis là pour inscrire mon Premier en CP et je jète un coup d'oeil dans les salles. Le morale descend d'un bon coup. Des salles tristes et nues, les seules choses attachées aux murs sont des abécédaires un peu surannés, les pupitres sont tous dépareillés, les tableaux noirs minuscules. De quoi dégouter de l'école des générations entières d'écoliers...

Ensuite j'apprends qu'il n'y a pas de bibliothèque, de cantine et que pour des raisons de manque de normes sécuritaires il est impossible d'utiliser la cour de récréation. J'oubliais de vous dire que c'est l'école du quartier chic avec besoin de coup de pouce pour pouvoir s'inscrire tellement elle est demandée. Et le choix de cette école ne s'est pas fait par snobisme mais pour éviter aux enfants de se retrouver dans des classes où on ne parlait que exclusivement le sicilien.

Nous commencons donc l'année scolaire, moi, le morale au raz des paquerettes et Thibault un peu impressioné par la Grande école... Et là, miracle! Des maitresses super, passionées, attentives! Un enseignement très concret, de l'anglais bien fait, un suivi de l'enfant, un contact facile, des idées pour oublier le manque cruel d'argent dans cette école du fin fond du sud de l'Europe.

Les "a-priori" que notre éducation-culture-société peuvent nous créer sont des freins à notre ouverture sur le monde et sur les autres. Bon ceci dit, il faudrait malgré tout, que, tous, nous puissions voir un peu ce qui se passe ailleurs pour se plaindre un peu moins de notre quotidien...

La prochaine fois je vous parle de l'adaptation... question de temps!